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École des jeunes créateurs de coopératives de l'Ontario (ÉJCC–Ontario)                                                  
Coopératives? >> Historique
Historique
 

Les origines du mouvement

La première coopérative, ayant fonctionnée assez longtemps pour être viable, servant ainsi de modèle aux coopératives du monde entier et étant considérée comme le berceau des coopératives, a été fondé en 1844, à Rochdale, Angleterre. Il s’agit de la Société des Équitables Pionniers de Rochdale.

De tout temps, les progrès de l’humanité sont le résultat de l’accumulation des expériences et du savoir et de leur transmission d’une génération à l’autre. Il en va de même pour la coopération. Rochdale n’est pas la première tentative : ses fondateurs se sont inspirés d’expériences antérieures et de certains grands courants de pensée pour mettre sur pied leur propre modèle.

La naissance du mouvement Desjardins

Alphonse Desjardins naît d’une famille pauvre. Très engagé sur les plans politique et religieux, il est à la recherche de la plus grande justice sociale possible. Conscient des nombreuses difficultés vécues par les pauvres, il témoigne des problèmes causés par l’usure et par l’absence d’épargne dans les villes et les campagnes et cherche à y remédier. Il songe d’abord à une société d’assurance vie, mais il change d’idée quand il constate que c’est une solution partielle parce qu’elle ne réglerait que le problème des familles frappées par la mortalité. Il choisit la caisse populaire qui pourra résoudre les problèmes essentiels tout en favorisant l’épargne. Il échange avec tous les grands coopérateurs européens et, contrairement à leur avis, il crée une coopérative qui met l’épargne populaire au service du crédit populaire et dont la responsabilité des membres est limitée (deux originalités des caisses populaires).

Ancien élève du Collège de Lévis et professeur de sténographie à cette même institution, Alphonse Desjardins est lié d’amitié avec plusieurs prêtres. Toute sa vie durant, il bénéficiera de leur appui et de celui de la majorité du clergé québécois dont il se préoccupera constamment. Les prêtres joueront donc un rôle primordial et contribueront au succès de la caisse populaire et du mouvement auquel elle a donné naissance.

C’est le 6 décembre 1900 qu’Alphonse Desjardins tient l’assemblée de fondation de la Caisse populaire de Lévis, à la salle de la Société des artisans canadiens français. Un peu plus tard, le 23 janvier 1901, on procède à l’ouverture officielle de cette caisse. À la fin de la première journée, on a recueilli un total de 26,40 $. En novembre 1901, l’actif de la Caisse populaire de Lévis atteint 4 935 $ ; elle compte alors 721 membres. Les années subséquentes ont été consacrées à tenter d’obtenir, de la part des gouvernements, une reconnaissance juridique pour la caisse populaire, et ce, particulièrement au niveau fédéral puisque la collecte des dépôts est d’autorité fédérale.

Évolution du mouvement coopératif ontarien : bilan social

Le mouvement coopératif ontarien

En 1863: La création de la première mutuelle d’assurance vie en Ontario : l’Union St-Joseph du Canada (Union du Canada).

En 1906: Reconnaissance juridique par l’adoption de la Loi des syndicats coopératifs au gouvernement québécois.

De 1907 à 1913: Plusieurs caisses populaires voient le jour au Québec, en Ontario et aux États-Unis.

En 1912: La création de la première caisse populaire en Ontario.

Alphonse Desjardins, sténographe officiel à la chambre des Communes de 1892 à 1917, avait élu domicile à Ottawa, et c’est sans doute cette présence qui a favorisé la naissance de la première caisse populaire en Ontario (la Caisse populaire Sainte-Anne d’Ottawa en 1912). L’objectif premier de Desjardins était d’éduquer les gens des classes laborieuses à l’épargne par le sou pour mettre un frein aux pratiques usurières en rendant accessible le crédit aux petits gens à des taux raisonnables, car au début du siècle, les banques ne prêtaient pas aux individus sauf à ceux qui possédaient de solides garanties.

En 1913: Le principe d’une fédération provinciale de caisses et de la création d’une caisse centrale est étudié comme projet dans le cadre d’un congrès. La fédération aurait des fonctions de surveillance, d’inspection et de propagande.

1922 : La Loi 250 régissant les sociétés dites coopératives en Ontario est votée. Avant cette date il n’existe pas en Ontario de Loi spéciale pour l’incorporation des Caisses Populaires. Ce n’est qu’en 1940 que le parlement ontarien ratifie le Credit Union Act, une législation spécifique pour l’incorporation des Credits unions et caisses populaires qui est administrée par le ministère de l’agriculture.

 De 1939 à 1950, près de soixante (60) caisses populaires surgissent dans toutes les régions de l’Ontario où sont regroupés des francophones. Elles naissent souvent très modestement dans les presbytères ou dans les sous-sols des églises grâce au dévouement et au bénévolat de quelques chefs de file appuyés par le clergé.

De 1950 à 1956: Le Conseil d’orientation populaire, le COOP constitue la section ontarienne du Conseil Canadien de la Coopération.

En 1964: Le Conseil de la Coopération de l’Ontario voit le jour.

Le Conseil de la Coopération de l’Ontario (CCO) est crée au moment où les caisses populaires de l’Ontario, les coopératives des différents secteurs d’activités de l’économie franco-ontarienne et les leaders communautaires jugent nécessaire de se doter d’un organisme provincial de promotion de la coopération et d’appui au développement économique de la communauté francophone de l’Ontario. L’organisme crée vise la collaboration entre tous les partenaires des divers secteurs et il est le porte parole du mouvement coopératif francophone au Conseil Canadien de la Coopération.

1976 : Pour la première fois les caisses populaires sont reconnues dans le nom officiel de la Loi provinciale « The credit unions and caisses populaires act ». Cela revêt une grande importance car les caisses populaires ont un rôle majeur à jouer, surtout dans les milieux où les francophones sont en forte minorité. Elles doivent être le moteur de l’avancement et de la survie de la francophonie en donnant d’excellents services à ses membres mais aussi en répondant aux besoins sociaux-culturels des communautés. Les caisses populaires et les coopératives d’autres secteurs sont les seuls services économiques professionnels qui permettent aux Franco-ontariens de conserver une partie de l’économie entre leurs mains.

 1979 : Une crise idéologique surgit au sein de la Fédération des caisses populaires de l’Ontario et neuf (9) caisses du Nipissing et une de Sudbury quittent les rangs pour former l’Alliance des caisses populaires de l’Ontario incorporée. Cette division affecte le mouvement coopératif franco-ontarien en entier et dont le CCO, qui pendant toute la décennie 80 va connaître d’énormes difficultés dans la réalisation du mandat qui est le sien à travers la province.

En 1987: La Canadian Co-operative Association naît de la fusion de deux groupes, soit le Co-operative College of Canada et la Co-operative Union of Canada.

1994-1995 : Le CCO qui renaît sur la scène provinciale après quelques années difficiles va tenir pendant cette période quatre (4) assemblées générales des membres. Ces assemblées qui verront la participation de plus 350 personnes vont permettre au CCO de réorienter sa vision et ses actions afin de mieux répondre aux besoins diversifiés des coopératives et de la communauté franco ontarienne.

2004 : Le Conseil de la Coopération de l’Ontario (CCO) célèbre son 40ième anniversaire, avec 170 participants à son assemblée générale annuelle.

2005 : Le 30 Novembre 2005, le Conseil de la Coopération de l’Ontario (CCO) et la Ontario Co-operative Association (On Co-op) procèdent au lancement officiel du Livre Blanc sur le développement des coopératives en Ontario lors d’une réception parlementaire à Queen’s Park. Le Libre Blanc est fondé sur de vastes consultations menées auprès des coopératives en 2004 et 2005. Ces consultations ont permis au mouvement coopératif de l’Ontario d’exprimer haut et fort plusieurs thèmes qui lui sont propres. Tout d’abord relever aujourd’hui les sérieux défis aux plans du financement, de la réglementation et de l’éducation. Ensuite, ces défis menacent la pérennité et le développement des coopératives. Enfin, et c’est le plus important, il existe un besoin urgent de créer une structure propre appuyée par le gouvernement et le mouvement coopératif pour donner aux coopératives de l’Ontario une voix cohérente au sein du gouvernement.

2006 : Le 22 février dernier, le Conseil de la Coopération de l’Ontario (CCO) et la Ontario Co-operative Association (On Co-op) ont organisé conjointement le premier forum provincial des coopératives sociales. Les deux (2) associations provinciales ont réuni à Ottawa une quinzaine (15) de coopératives qui offrent des services sociaux à des personnes qui ont un handicap de développement.  Ce forum leur a permis de discuter des opportunités et des défis qu’ils rencontrent, des lois qui les régissent et des programmes gouvernementaux pour soutenir leur développement.

 

Livre blanc sur le développement des coopératives en Ontario
 

Profiter des perspectives d'avenir

Plus de 2,3 millions de personnes en Ontario sont membres de plus de 1,900 coopératives, caisses populaires et credit unions. Les coopératives de l’Ontario, des toutes petites en phase de démarrage jusqu’aux grandes coopératives d’envergure nationale, ont un actif combiné de plus de 19 milliards de dollars et emploient des milliers de travailleurs partout en Ontario.

Le modèle coopératif est un type d’entreprise hautement efficace, mais différent des autres modèles d’entreprise. Créée par ses membres pour répondre à leurs besoins, une coopérative a, par sa nature même, la capacité de répondre à des besoins d’ordre économique et social.

Le présent Livre blanc est fondé sur de vastes consultations menées auprès des coopératives en 2004 et 2005. Au cours des discussions, plusieurs thèmes ont été exprimés haut et fort. Tout d’abord, le mouvement coopératif de l’Ontario doit aujourd’hui relever de sérieux défis aux plans du financement, de la réglementation et de l’éducation. Deuxièmement, ces défis menacent la pérennité et le développement des coopératives. Troisièmement, et c’est le plus important, il existe un besoin urgent de créer une structure propre appuyée par le gouvernement et le mouvement coopératif pour donner aux coopératives de l’Ontario une voix cohérente au sein du gouvernement et une fondation pour leur croissance future.

Notre recommandation

Le mouvement coopératif presse le Gouvernement de l'Ontario de créer un Secrétariat aux coopératives. Cette nouvelle structure serait le complément aux tâches de réglementation actuelle sous la responsabilité de la Commission des services financiers de l'Ontario.

Le Secrétariat pourrait recevoir le mandat de conseiller le gouvernement sur les politiques qui influent sur les coopératives, de coordonner la mise en application de ces politiques et de promouvoir les coopératives au sein de l'administration provinciale. Il pourrait servir également de point de liaison entre les coopératives et les nombreux ministères et organismes provinciaux avec lesquels elles traitent.

Collaboration étroite

Pour compléter cette mesure gouvernementale, le mouvement coopératif prendra l’initiative de collaborer avec d’autres organismes gouvernementaux dans plusieurs champs de politique publique et sociale. En travaillant avec la Commission des services financiers de l’Ontario (CSFO), le mouvement coopératif souhaite notamment apporter des améliorations à la Loi sur les sociétés coopératives de l’Ontario, explorer des façons d’attirer l’investissement et faciliter la recherche sur le développement des coopératives en Ontario.

Mesure du mouvement coopératif

En tant qu’organismes d’entraide, les coopératives renforceront leurs propres engagements collectifs et financiers pour planter les germes d’un plus grand succès, entre autres en favorisant une plus grande collaboration entre les coopératives, en appuyant les coopératives nouvelles et émergentes, et en élaborant des programmes d’éducation publique plus compréhensifs.

Télécharger la version électronique du Libre blanc
Vous pouvez télécharger la version électronique du Livre blanc, disponible ci-dessous. De plus, nous vous invitons à poursuivre le dialogue sur ces questions importantes pour l'ensemble du mouvement coopératif. Nous vous invitons à communiquer avec nous pour nous faire savoir ce que vous pensez du Livre blanc et de ses recommandations.

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